Télithromycine (KetekMD)
La télithromycine (KetekMD) est le premier représentant dune nouvelle sous-classe de macrolides : les kétolides. Ce produit est en vente sur le marché canadien depuis novembre 2003 et il est commercialisé par la compagnie Aventis Pharma Inc.
Le KetekMD est présentement approuvé par Santé Canada pour le traitement de la pneumonie extra-hospitalière, le traitement des surinfections bactériennes de la bronchite chronique, le traitement de lamygdalite ainsi que celui de la pharyngite(1). De plus, en avril 2005, Santé Canada a approuvé son utilisation dans le traitement de la sinusite.
La télithromycine sapparente aux macrolides par son mécanisme daction. En effet, ces agents se lient à la sous-unité 50S des ribosomes bactériens, empêchant ainsi la synthèse protéinique par inhibition de la traduction de lARN messager bactérien(2). Ceci leur confère une activité bactériostatique ou bactéricide selon le micro-organisme visé. Par exemple, la télithromycine montre une activité bactéricide contre les souches de S. pneumoniae résistantes ou non à lérythromycine(3). La différence la plus importante entre la télithromycine et les macrolides se situe au niveau de la structure chimique. En premier lieu, il y a remplacement de la chaîne L-cladinose par un groupe cétone qui améliore laffinité de la molécule au site de liaison. Cette première modification est nécessaire pour lappellation kétolide. En deuxième lieu, il y a cyclisation et allongement de la chaîne C11-12. Ces modifications confèrent à la télithromycine une meilleure affinité et une protection contre certains mécanismes de résistance(4).
Résistance aux antibiotiques
Les bactéries possèdent plusieurs mécanismes de résistance aux antibiotiques. Parmi les mécanismes les plus courants, on peut mentionner une production denzymes qui inactivent lantibiotique (ex : É¿-lactamases), une production de pompes à efflux, une modification de la perméabilité membranaire empêchant lantibiotique de pénétrer à lintérieur de la cellule et une modification des protéines bactériennes compromettant la liaison adéquate de lantibiotique. Cette dernière est dailleurs un des principaux mécanismes impliqués dans la résistance aux macrolides. En effet, les macrolides se lient au domaine V de lARN ribosomal. En modifiant lexpression des protéines de ce domaine, les bactéries sont capables de résister à lattaque des antibiotiques. Ce type de résistance se nomme ERM «erythromycin ribosomal methylase» et se caractérise par des concentrations minimales inhibitrices (CMI) élevées(5). Le remplacement de la chaîne L-cladinose par un groupe cétone et lajout dun deuxième pôle actif permettent une liaison à deux endroits du ribosome, soit au domaine II et au domaine V. Ainsi, on réussit à contrer la modification du domaine V, un des phénomènes de la résistance bactérienne. Un autre mécanisme de la résistance aux macrolides implique la mutation du gène mefE qui code pour une pompe à efflux(1). Ce type de résistance, associé à des CMI basses, a peu de chances de se traduire par des échecs thérapeutiques(5). Il a été mis en évidence que les kétolides conservent une activité antibactérienne contre les souches de bactéries résistantes étant donné leur forte liaison aux ribosomes. Une autre hypothèse serait que les kétolides représentent un pauvre substrat pour les pompes à efflux(2).
Paramètres pharmacocinétiques
La biodisponibilité orale se situe autour de 60 %. Suite à ladministration dune dose de 800 mg, on obtient une concentration sérique maximale (Cmax ) denviron 2 mg/mL à tmax= 1 heure. On réussit donc à obtenir une concentration supérieure à la CMI dans le cas de la majorité des pathogènes impliqués dans les infections des voies respiratoires inférieures et supérieures. On remarque une grande distribution de lantibiotique dans les compartiments extra-vasculaires tels que les bronches et les poumons. De plus, la télithromycine se concentre dans les granulocytes neutrophiles(2). Ainsi, on obtient un ratio tissu:plasma de 2,1 à 12,1 dans les muqueuses des bronches et de 37 à 2159,6 dans les macrophages alvéolaires. La distribution tissulaire entraîne des concentrations tissulaires significativement plus élevées que celles obtenues dans le plasma. Il est important de rappeler que les CMI sont basées sur les concentrations sériques des antibiotiques. La télithromycine, tout comme les macrolides et les quinolones, atteint des concentrations tissulaires dans les voies respiratoires fortement plus élevées que les concentrations plasmatiques. Ainsi, la télithromycine a une activité soutenue même à des concentrations sériques au-dessous de la CMI de lorganisme impliqué. Létat déquilibre est atteint après
trois jours étant donné sa demi-vie denviron 9,5 heures, ce qui permet une administration uniquotidienne. Du côté de la pharmacodynamie, tel quobservé avec les fluoroquinolonesdépendant(2). Leffet est donc obtenu grâce à son pic de concentration et non grâce à une durée déterminée au-dessus de la CMI comme dans le cas des pénicillines.
Métabolisme
La télithromycine est métabolisée essentiellement par le foie et ce, grâce au cytochrome (CYP) P450 3A4. De plus, elle est un inhibiteur du CYP 3A4 et faiblement du
2D6(4).
Élimination
Lélimination de la télithromycine est complexe. La figure 1 illustre les voies délimination mises en évidence par les chercheurs.
Spectre daction
La télithromycine est efficace contre les germes fréquemment impliqués dans les infections respiratoires. Elle possède une activité in vitro contre
le S. pneumoniae, peu importe la sensibilité de celui-ci à la pénicilline ou à lérythromycine, et a une CMI90 de 0,02 mg/L. Contre le H. influenzae on obtient des CMI90 de 0,5 à 4 mg/L. La télithromycine est fortement active contre le M. catarrhalis, la CMI90 étant alors de 0,03 à 0,5 mg/L. Pour ce qui est des bactéries atypiques, les études ont révélé que la télithromycine possède une activité comparable à la clarithromycine et à lazithromycine contre le M. pneumoniae
et le C. pneumoniae. De plus, son activité semble comparable à celle des quinolones respiratoires contre le L. pneumophila(1,2,3,4,7).
Figure 1 : Les multiples voies délimination de la télithromycine(6)
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Tableau I : Résumé détudes cliniques sur la télithromycine(2)
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Référence |
Type détude |
Nombre de Patients |
Traitements |
Résultat clinique |
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Pneumonie extra-hospitalière |
||||
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Hagberg et coll. |
Double insu Randomisée Multicentrique |
404 |
T 800 mg die x 10 jours A 1000 mg tid x 10 jours |
85,9 % 78,5 % |
|
Tellier at coll. |
Double insu Randomisée Multicentrique |
416 |
T 800 mg die x 10 jours C 500 mg bid x 10 jours |
88,3 % 88,5 % |
|
Exacerbation aigue de la bronchite
chronique |
||||
|
Aubier et coll. |
Double insu Randomisée Multicentrique |
320 |
T 800 mg die x 5 jours AC 500/125mg tid x 10 jours |
81,3 % 78,1 % |
|
DeAbate et coll. |
Double insu Randomisée Multicentrique |
373 |
T 800 mg die x 5 jours Céfu 500 mg bid x 10 jours |
86,4 % 83,1 % |
|
Pharyngite à S. pneumoniae |
||||
|
Norrby et coll |
Double insu Randomisée Multicentrique |
395 |
T 800 mg die x 5 jours Pén. V 500 mg tid x 10 jours |
85,9 % 85,8 % |
|
Quinn et coll. |
Double insu Randomisée Multicentrique |
463 |
T 800 mg die x 5 jours C 250 mg bid x 10 jours |
92,7 % 91,1 % |
|
Sinusite aigue |
||||
|
Tellier et coll. |
Double insu Randomisée Multicentrique |
607 |
T 800 mg die x 5 jours T 800 mg die x 10 jours AC 500/125 mg tid x 10 jours |
75,3 % 72,9 % 74,5 % |
T : télithromycine; Pén. V : pénicilline V; A : amoxicilline; C : clarithromycine; Céfu : céfuroxime axétil; AC : amoxicilline clavulanate. Tableau adapté de référence 2.
Dans les études cliniques comparant la télithromycine aux agents couramment employés dans le traitement des infections respiratoires, il a été montré que le traitement à la télithromycine a atteint des taux de résultats cliniques comparables à ceux des autres agents. Le traitement de cinq jours à la télithromycine dans les cas dexacerbation aiguë
de la bronchite chronique, de pharyngite ou de sinusite sest avéré cliniquement et bactériologiquement équivalent à un traitement de dix jours avec les autres agents. De la même façon, dans les cas de pneumonies extra-hospitalières, le traitement de dix jours a été considéré comme équivalent aux traitements de dix jours avec les autres antibiotiques(2-8).
Réactions indésirables/Interactions
La majorité des effets indésirables de la télithromycine sapparentent à ceux des macrolides. Les effets les plus fréquemment cités sont dordre digestif tels que la diarrhée (13,3 %), les nausées (8,1 %) et les vomissements (2,8 %). Des maux de tête (4 %) et de la fatigue (3,6 %) peuvent aussi être observés(2).
Parmi les effets indésirables survenant chez moins de 1 % des malades, mentionnons un risque de colite pseudomembraneuse, dérythème polymorphe, de vomissements sévères et parfois de réaction allergique. Une vision brouillée a été rapportée chez 0,6 % des patients. Cet effet a été transitoire et réversible à larrêt. On recommande aux patients incommodés par cet effet de prendre leur médicament au coucher. Une élévation des enzymes hépatiques a aussi été observée, mais celle-ci semble survenir chez des sujets ayant un bilan hépatique de base anormal(2).
Larrêt du traitement suite aux effets indésirables a été nécessaire chez environ 4 % des sujets lors des études cliniques.
Du côté des interactions médicamenteuses, on doit mentionner que la télithromycine est un inhibiteur compétitif du CYP3A4. Ainsi, comme dans le cas des macrolides, une administration concomitante avec les statines (en excluant la pravastatine et la rosuvastatine, qui ne sont pas métabolisées par le CYP3A4) devrait être évitée, étant donné le risque plus élevé de rhabdomyolyse. Lors des études cliniques, on a aussi remarqué une légère augmentation de la concentration sérique de la digoxine. Il est donc recommandé deffectuer un suivi plus attentif de la digoxinémie en cas de traitement concomitant. Les sujets prenant des médicaments immunosuppresseurs, tels que la cyclosporine ou le tacrolimus, devraient aussi être étroitement suivis, étant donné le risque daugmentation de la concentration sérique de ces agents. Il ny aurait pas dinteractions significatives avec les contraceptifs oraux et les antiacides(2). La prudence est de mise lorsque la télithromycine est utilisée avec la warfarine puisquune seule étude, non publiée, a évalué la prise concomitante. Selon cette dernière, aucune modification du temps de Quick na été rapportée, bien quelle nait évalué leffet que dune seule dose de warfarine chez des sujets sains. Du 29 mai 2003 au 15 septembre 2004, Santé Canada a été informée de 6 cas dinteractions présumées avec la warfarine ayant nécessité la modification de la posologie de lanticoagulant. Il est donc recommandé de surveiller attentivement le temps de Quick lors dun traitement concomitant(9). Finalement, il y aurait une légère augmentation de laire sous la courbe de la télithromycine lors de la prise simultanée de kétoconazole, mais la signification clinique de cette interaction demeure inconnue.
Enfin, ladministration dinducteurs du CYP 3A4 (comme la carbamazépine ou la rifampicine) peut compromettre lefficacité du traitement par la télithromycine.
La prudence est donc de mise étant donné que la molécule est encore récente.
Ladministration de télithromycine est contre-indiquée chez les sujets allergiques aux macrolides étant donné la similitude des molécules chimiques et du risque dallergie croisée.
En avril 2003, la compagnie Aventis Pharma a émis une mise en garde sur lemploi de la télithromycine chez les personnes atteintes de myasthénie grave, car certains cas dexacerbation des symptômes ont été rapportés suite à lutilisation de cet antibiotique. Il nest donc pas recommandé dutiliser cette molécule chez les malades myasthéniques si des solutions de rechange sont disponibles(10).
Certains craignent que la télithromycine augmente lintervalle QT. En effet, dans les études cliniques, on a mis en évidence une légère augmentation en moyenne denviron 1 msec. Durant les études cliniques de phase III, aucun cas darythmie ventriculaire grave na été rapporté, ni de torsades de pointes. Par contre, on doit tout de même demeurer vigilant chez les sujets utilisant dautres médicaments pouvant causer un allongement de lintervalle QT ou chez les malades susceptibles darythmie, en cas de désordre électrolytique notamment(1).
La posologie varie selon lindication pour laquelle la télithromycine est utilisée. La dose est de 800 mg (2 comprimés de 400 mg) une fois par jour avec ou sans nourriture pendant sept à dix jours en cas de pneumonie extra-hospitalière et de cinq jours en cas damygdalite, de pharyngite, de sinusite ou de surinfection bactérienne de la bronchite chronique. Chez les sujets atteints dinsuffisance rénale (clairance à la créatinine < 30 mL/min.), Aventis recommande de réduire la dose de moitié, soit 400 mg une fois par jour(1).
Tableau II : Comparaison des coûts de différents traitements
|
Antibiotique |
Coût unitaire |
Coût pour un traitement |
Générique disponible |
Couvert
RAMQ |
|
Télithromycine 400 mg/comprimé |
3,10 $ |
5 jours = 31,05 $ (10 comprimés) 10 jours = 62,10 $ (20 comprimés) |
Non |
Oui |
|
Clarithromycine 500 mg/comprimé |
2,96 $ 2,51$(XL) |
10 jours = 59,16 $ (20 comprimés) 10 jours = 50,20$ (20 comprimés XL) |
Non |
Oui |
|
Azithromycine 250 mg/comprimé |
4,53 $ |
5 jours = 27,18 $ (6 comprimés) |
Non |
Oui |
|
Moxifloxacine 400 mg/comprimé |
5,01$ |
10 jours = 50,10$ (10 comprimés) |
Non |
Oui |
|
Gatifloxacine 400 mg/comprimé |
5,01$ |
10 jours = 50,10$ (10 comprimés) |
Non |
Oui |
|
Amoxicilline/Clavulanate 500/125 mg/comprimé |
0,93 $ |
10 jours = 27,90 $ (20 comprimés) |
Oui |
Oui |
Coûts calculés selon la liste de médicaments publiée par la Régie de lassurance maladie du Québec, Février 2005.
Les macrolides ont une place de choix dans le traitement des infections respiratoires. Par contre, le projet Equere (Étude québécoise des pathogènes respiratoires), réalisé dans 13 centres au Québec en 2000-2001, a montré un taux de résistance du S. pneumoniae de 20 % aux macrolides(11). Environ 55% des résistances sont de type ERM et 45%, de type MEF (résistance de bas niveau). Il faut donc comprendre que parmi les 20% de souches résistantes, limpact est relativement faible dans la moitié des cas(5). La télithromycine a fait preuve dune activité soutenue sur les souches résistantes aux macrolides, étant donné sa plus grande affinité aux ribosomes bactériens. Laction sur les principaux pathogènes impliqués dans les infections respiratoires permet ainsi doffrir un antibiotique de plus dans larsenal thérapeutique. Il pourrait donc être intéressant chez les patients les plus susceptibles dêtre porteurs dun S. pneumoniae résistant, soit les personnes âgées de plus de 65 ans, les éthyliques, ceux qui ont employé une bêta-lactamine dans les trois mois précédents, les immuno-déprimés, les sujets présentant plusieurs affections concomitantes de même que les personnes ayant été en contact avec des enfants en garderie.
Conclusion
La télithromycine est le premier représentant dune nouvelle sous-classe dantibiotique : les kétolides. Sa structure chimique lui confère une activité semblable aux macrolides tout en élargissant son spectre aux pathogènes ayant présenté une résistance à ces derniers. Pour linstant, son utilité ne semble pas plus grande que celle des macrolides, à lexception des patients susceptibles de présenter une résistance au pneumocoque.
Préparé par
Eric Beaudoin B. Pharm, M. Sc.,
Hôpital St-François dAssise, CHUQ.
Révisé par :
Hugo Laplante B. Pharm, M. Sc.,
Hôpital St-François dAssise, CHUQ
Dominique Chrétien B. Pharm. M. Sc.,
Hôpital St-François dAssise, CHUQ
Révision linguistique
Dr. Jacques Boulay, MD, FRCPC, Hématologue Hôpital St-François dAssise, CHUQ
1. Aventis.
Monographie de telithromycine (KetekMD). Bridgewater, New-Jersey;
2002.
2. Zhanel GC, Walters M, Noreddin A, Vercaigne LM, Wierzbowski A, Embil JM, Gin AS, Douthwaite S, Hoban D. The ketolides: A critical review. Drugs 2002; 62 (12) : 1771-1804.
3. Barman Balfour JA, Figgit DP. Telithromycin, Drugs 2001; 61 (6) : 815-29.
4. Shain CS, Amsden GW. Telithromycin : The first of the ketolides. Ann Pharmacother 2002;36 :452-64.
5. Weiss K, Dion H, Laforge J, Lampron N, Libman M, Peloquin L. La place des macrolides et des fluoroquinolones dans le traitement des infections respiratoires à lère de la résistance bactérienne : myths et réalités, Publication à visée educative de Laboratoires Abbott Ltée 2002.
6. Aventis Pharma, KetekTM (telithromycin), Briefing Document
for the FDA Anti-infective Drug Products Advisory Committee Meeting January
2003. Adresse
URL:http://www.fda.gov/ohrms/dockets/ac/03/briefing/3919B1_01_Aventis-KETEK.pdf
Site internet consulté le 18 juin 2004.
7. Goldstein EJ,
Citron DM, Merriam CV, Warren Y, Tyrrel KL, Fernandez H. In Vitro activities of
telithromycin and 10 oral agents against Aerobic and anaerobic pathogens isolated
from antral puncture from patients with sinusitis. Antimicrobial Agents
Chemother. 2003; 47(6): 1963-67.
8. Carbon C. A pooled
analysis of telithromycin in the treatment of community-acquired respiratory
tract infections in adults. Infection 2003; 31: 308-17.
9. Santé Canada. Télithromycine (Ketek) et warfarine : interaction soupçonnée. Bulletin canadien des effets indésirables 2005; 15 (1).
10. Nieman RB, Sharma K, Edelberg H., Caffe SE. Telithromycin and myasthenia gravis. Clin Infect Dis 2003;37 :1579.
11. Weiss K, Etude Québécoise sur les Pathogènes Respiratoires : EQUERE 2000-2001. Adresse URL : http://www.ccar-ccra.com/french/ppt/equere-f.ppt#1
Site internet consulté le 18 juin 2004.