Le Létrozole
(FEMARAMD) : un traitement de l’infertilité pouvant induire des
effets tératogènes ?
Introduction :
Le létrozole
(FemaraMD) est un inhibiteur de l’aromatase indiqué dans le traitement du cancer du sein chez
les femmes post-ménopausées. L’utilisation
non approuvée du létrozole comme inducteur de
l’ovulation chez les femmes pré-ménopausées souffrant
d’infertilité suscite la controverse depuis novembre 2005. La médiatisation
importante d’une étude réalisée par Biljan et coll.
rapportant des effets tératogènes suite à l’utilisation non officielle du létrozole a obligé le manufacturier Novartis et Santé
Canada à se repositionner sur la contre-indication à l’usage du létrozole chez la femme pré-ménopausée,
enceinte ou qui allaite(1,2). Compte
tenu des biais méthodologiques de l’étude de Biljan
et coll. de la courte demi-vie du létrozole et de
l’administration de la molécule avant l’ovulation; doit-on réellement
s’inquiéter d’un risque d’effets tératogènes avec le létrozole
utilisé dans le traitement de l’infertilité?
Étiologie
et pharmacothérapie :
L’infertilité affecte approximativement 8% des couples canadiens(3). Les troubles ovulatoires sont regroupés en trois classes selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La classe I regroupe 5 à 10% des femmes souffrant d’infertilité tandis que les classes II et III regroupent respectivement 70 à 85% et 10 à 30% des femmes. Ce sont les femmes incluses dans la classe II qui bénéficieraient le plus de l’utilisation d’un inhibiteur de l’aromatase comme inducteur de l’ovulation. Ces femmes peuvent sécréter normalement de l’œstrogène et des gonadotropines, mais leur sécrétion d’hormone folliculostimulante (FSH) durant la phase folliculaire du cycle est anormale. Les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOP) sont incluses dans ce groupe(4). Le traitement de première intention des femmes infertiles et qui ovulent est le clomiphène (ClomidMD), un traitement utilisé pour induire l’ovulation depuis plus de 40 ans, peu coûteux et facile à administrer. La posologie utilisée est de 50 à 100 mg par jour pour cinq jours à partir du jour trois à cinq du cycle menstruel(4). Le taux d’ovulation suite à l’utilisation du clomiphène varie de 57 à 91%, mais le taux de grossesse est plus faible et oscille entre 20 et 40%(5,6). Suite à un échec au clomiphène, l’utilisation onéreuse de FSH ou d’hormone chorionique gonadotrophique (hCG) en seconde intention s’est avérée risquée pour les femmes souffrant du SOP. Étant plus sensibles à la stimulation des gonadotropines, ces femmes peuvent présenter une grossesse multiple résultant de l’induction de plusieurs follicules ovulatoires et d’un syndrome d’hyperstimulation ovarienne (7). Les inhibiteurs de l’aromatase représentent un traitement par voie orale simple et sans risque d’hyperstimulation ovarienne (8). L’utilisation non approuvée officiellement du létrozole est limitée aux patientes infertiles qui n’ovulent pas et à celles qui ovulent et qui n’ont pas répondu adéquatement à un traitement avec le clomiphène. Les doses habituellement utilisées sont de 2,5 à 5 mg par jour du jour trois à sept du cycle menstruel. Une étude a dernièrement démontré qu’une dose de 5 mg par jour du jour trois à sept du cycle menstruel était associée à un nombre plus grand de follicules et à un taux de grossesses plus élevé qu’une dose de 2,5 mg(9). Pour la patiente, un traitement de cinq jours avec le létrozole 2,5 mg par jour ou avec le clomiphène 50 mg par jour coûte environ 60$.
Le tableau I présente les études
disponibles sur l’utilisation du létrozole dans le
traitement de l’infertilité chez la femme. De façon générale, les résultats de
ces études démontrent que l’administration du létrozole
est efficace comme traitement de l’infertilité sans ovulation et pour augmenter
le nombre de follicules lors d’infertilité avec ovulation et ce, sans les
effets anti-oestrogéniques négatifs sur l’endomètre que l’on observe avec le clomiphène. Le létrozole produit
un taux de grossesse similaire ou supérieur à celui du clomiphène,
mais avec moins d’avortements spontanés. L’administration de létrozole n’a pas d’effets défavorables sur l’implantation
de l’ovule fécondée. Finalement, il y a moins de grossesses multiples avec le létrozole comparativement aux patientes traitées avec le clomiphène(10).
Pharmacologie :
Le létrozole
inhibe sélectivement et de façon réversible l’aromatase,
un complexe enzymatique qui catalyse la conversion de l’androstènedione
et la testostérone en œstrogène. Il
s’agit aussi de la dernière étape de la séquence menant à la production de
l’œstrogène. La baisse du niveau d’œstrogène entraîne une rétroaction négative
au niveau de l’axe hypothalamo-hypophysaire, ce qui
augmente la sécrétion de gonadotropines et la
stimulation des follicules ovariens(7).
De plus, on suppose qu’il n’y a pas d’effet anti-oestrogénique au niveau de
l’endomètre puisque certains auteurs ont démontré que les biopsies de
l’endomètre faites chez des femmes infertiles et qui ovulent, traitées avec le létrozole 5 mg par jour du jour trois à sept après les menstruations,
étaient de morphologie normale(11).
À des fins de comparaison, le clomiphène, un modulateur sélectif des récepteurs
oestrogéniques, agit comme un anti- œstrogène au niveau du système nerveux
central. Il en résulte une augmentation de la fréquence des pulsations de FSH
et d’hormone lutéinisante (LH) et une stimulation
ovarienne modérée. La propriété
anti-oestrogénique en périphérie de la molécule entraîne surtout un effet
négatif sur le développement de l’endomètre ce qui pourrait expliquer le taux
de grossesses plus bas que le taux d’ovulations induites par le clomiphène(12).
Le létrozole est absorbé rapidement et complètement par voie orale et offre une biodisponibilité absolue de 99,9%. La distribution tissulaire de la molécule est étendue et rapide avec un volume de distribution de 1,87 ± 0,47 L/kg(13). La pharmacocinétique placentaire du létrozole n’est pas connue à ce jour. Cependant, les connaissances actuelles sur le transfert des médicaments au niveau du placenta nous laissent croire que le létrozole pourrait traverser la barrière placentaire en début de grossesse. En effet, avant la 10e semaine de grossesse, il n’y a pas de circulation foeto-placento-maternelle, donc la molécule traverse principalement par diffusion passive via le liquide extracellulaire. Cette diffusion est facilitée par un poids moléculaire faible (< 500 Da), la liposolubilité et le statut non-ionisé du médicament(14). Le létrozole rencontre ces trois critères(15). Le complexe formé par une molécule liée aux protéines plasmatiques empêche un médicament de traverser le placenta. Par contre, ce phénomène est transitoire et il est difficile de prédire le devenir d’une molécule selon son pourcentage de liaison aux protéines(14). Le létrozole est principalement éliminé au niveau hépatique par les isoenzymes 3A4 et 2A6 du cytochrome P450 en métabolite inactif. La demi-vie du létrozole est d’environ 48 heures et elle est beaucoup plus courte que celle du clomiphène, longue de cinq à sept jours(13,16). Cet avantage pharmacocinétique permet au létrozole d’être éliminé plus rapidement sans accumulation soutenue(13). Théoriquement, lors de l’utilisation du létrozole 2,5 mg à 5 mg par jour du jour trois à sept du cycle menstruel, le médicament devrait être éliminé de l’organisme entre les jours 17 et 21 du cycle menstruel.
Le clomiphène,
pour sa part, possède un isomère qui persiste plusieurs semaines dans
l’organisme, ce qui produit un effet anti-oestrogénique qui persiste au-delà du
prochain cycle d’administration(16).
Tératogénicité :
La compagnie Novartis a évalué la
toxicité chez le fœtus en administrant à des rates des doses orales quotidiennes
de 0,003, 0,01 ou de 0,03 mg/kg du sixième au 17ième jour de la
gestation. Une hausse de l’incidence des malformations fœtales chez les animaux
a été observée. La compagnie ne statue pas s’il s’agit d’une conséquence
indirecte de l’inhibition de la biosynthèse des oestrogènes ou d’un effet
direct du médicament(13). En
octobre 2005, Biljan et coll. ont présenté le résumé d’une
étude comparant 150 naissances de mère ayant reçu le létrozole
pour l’induction de l’ovulation à 36 050 naissances à faible risque(2). L’incidence de
malformations prises dans leur ensemble n’était pas différente entre les deux
groupes (p = 0,25 ; IC95% 0,78-4,71). L’incidence de malformations
locomotrices (p = 0,0005 ; IC95% 2,64-27,0) et l’incidence d’anomalies
cardiaques (p = 0,0006 ; IC95% 3,30-58,1) étaient plus élevées dans le
groupe de nouveau-nés dont la mère avait utilisé le létrozole.
Par contre, les auteurs ne mentionnent pas que ces rares malformations
surviennent une fois sur 1500 naissances. La survenue d’une de ces
malformations dans un petit groupe de 150 nouveau-nés surestime sa fréquence. Les
chercheurs ont aussi démontré que le groupe constitué des 150 bébés avait un
plus petit poids à la naissance (p = 0,002 ; IC95% 11,3-136,6)(2). L’âge moyen des patientes ayant
pris le létrozole était de 35,2 ans, soit cinq ans de
plus que le groupe contrôle. Aussi, le groupe contrôle n’avait pas de problèmes
de fertilité et présentait moins de diabète gestationnel. Théoriquement, le létrozole pris avant l’ovulation serait éliminé de
l’organisme d’une femme enceinte avant la fin de la blastogenèse, soit la
période régie par la loi du « tout ou rien »(17).
Il n’y aurait donc pas d’effets toxiques directs du médicament sur le fœtus. En
ce qui concerne le clomiphène, une étude publiée en
1983 a démontré que sur 1034 grossesses induites par cette molécule, 2,3 % des
enfants présentaient une malformation visible. Les enfants nés du groupe
contrôle avec ovulation spontanée en présentaient 1,7 %. Les auteurs ont conclu
que le clomiphène n’induisait pas d’effets tératogènes(18). Il est difficile de conclure
que le létrozole, éliminé avant le 15e
jour, de la grossesse puisse produire des effets tératogènes en sachant que le clomiphène est sécuritaire malgré sa très longue demi-vie.
Conclusion :
Le létrozole est un des
représentants de la classe des inhibiteurs sélectifs de l’aromatase
qui offre des résultats avantageux comme traitement de l’infertilité chez la
femme par rapport au clomiphène. Le létrozole possède une courte demi-vie, n’a pas d’effets
négatifs sur l’endomètre et induit moins de grossesses multiples. Les résultats
controversés de l’étude de Biljan et coll. remettent
en question l’utilisation non officielle du létrozole
avant l’ovulation compte tenu de l’augmentation possible du risque de
malformations congénitales. Pourtant,
sur le plan théorique, rien ne nous laisse croire que le létrozole
pourrait avoir un effet toxique sur le fœtus lorsqu’il est utilisé du jour trois
à sept du cycle menstruel. La molécule est administrée avant l’ovulation et est
éliminée de l’organisme de la mère avant la période critique où le risque de
malformations est le plus élevé. L’utilisation du létrozole
en clinique devrait tout de même être suspendue jusqu’à ce que de nouvelles
données soient disponibles pour confirmer ou non les résultats de Biljan et coll.
Rédigé par :
Martine Toutant, résidente
en pharmacie au CHUQ (CHUL).
Révisé par :
Éric Proulx, pharmacien au
CHUQ (CHUL).
Dr Rodolphe Maheux,
professeur titulaire au département d’obstétrique-gynécologie
de l’Université Laval.
Références :
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importants approuvés par Santé Canada sur l’innocuité du Femara
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outcome of 150 babies following the treatment with letrozole
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3) Case AM.
Infertility evaluation and management.
Strategies for family physicians.
Can Fam
Physician 2003; 49 :1465-72.
4)
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[consulté en ligne le 19 janvier 2006 ] Disponible: URL: http://www.uptodate.com.
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8) Mitwally MF et
9) Al-Fadhli R, Sylvestre C, Buckett W et coll. A randomized
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10)
Mitwally MF,
Biljan MM et
11) Cortinez A, De Carvalho I, Vantman D et coll. Hormonal profile and endometrial morphology
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in ovulatory infertile patients. Fertil
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12)
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13)
Novartis Pharma Canada inc.
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[consulté en ligne le 9 février 2006
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19) Mitwally MF et
20)
Mitwally MF et Casper RF. Aromatase inhibition
reduces gonadetrophin dose required for controlled
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21) Al-Fozan H, Al,Khadouri M, Seang
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A randomized trial of letrozole versus clomiphene citrate in women undergoing superovulation.
Fertil Steril
2004; 82(6):1561-3.
22) Mitwally MF et
|
Tableau I: Études disponibles sur le létrozole
(FemaraMD) comme traitement de
l’infertilité chez la femme |
Conclusion des auteurs |
L’administration du létrozole
est efficace pour induire l’ovulation lors d’infertilité sans ovulation et
pour augmenter le nombre de follicules lors d’infertilité avec
ovulation. Le létrozole
ne semble pas causer d’effets négatifs sur l’endomètre comme le font fréquemment les
anti-oestrogènes (CC). |
Le létrozole diminue la
dose requise de FSH pour la SOC tout comme le CC, mais sans les effets
anti-oestrogéniques indésirables que l’on peut parfois observer avec
l’utilisation du CC. |
Notes * : p < 0,05; NS : non statistiquement
significatif; CC : clomiphène; [ ] : concentration;
E2 : œstrogène, FSH : hormone folliculostimulante,
SOP : syndrome des ovaires polykystiques, LH : hormone
lutéinisante, SOC : stimulation ovarienne contrôlée, hCG :
hormone chorionique gonadotrophique. |
|
Résultats |
Groupe
1 Groupe 2 (n
=12) (n =
10) Ovulation 9/12 Ovulation 10/10 Grossesse
2/12 Grossesse 1/10 Variables G1 G2 Lét
CC Lét
CC Épaisseur Endomètre
(cm) 0,81 0,62* 0,89 0,5* Follicules 2,1 1,9 2,3 2,5 1,5
cm E2
(pmol/L)
962 1638* 719
3003* |
Dose totale FSH/cycle : ↓ létrozole
+ FSH et CC +FSH versus
FSH seul* létrozole + FSH versus CC + FSH (NS) Follicules >1,8 cm / [LH] / jour hCG Aucune différence dans les 3 groupes Taux de grossesses Létrozole + FSH (22,2%) et FSH seul
(18,7%) versus CC + FSH (11,1%)* [E2] phase folliculaire / [E2]
jour hCG / [E2] follicule mature ↓ létrozole
+ FSH vs 2 autres groupes* Épaisseur de l’endomètre Létrozole + FSH vs FSH seul (NS) ↓ CC + FSH vs FSH seul* ↓ CC + FSH vs létrozole
+ FSH* |
||
|
Traitement |
Toutes les patientes ont reçu du CC 50 à 100 mg/j
pour 5 jours à partir du jour 3 ou 5 du cycle menstruel (33 cycles au total) Au moins 2 mois après le dernier cycle de CC,
toutes les patientes ont reçu : Létrozole 2,5 mg die du jour 3 à 7
du cycle menstruel hCG 10 000 UI SC si au moins
un follicule mature ≥ 2 cm se développe |
Groupes : 1) n = 36 Létrozole 2,5 mg die jour
3 à 7
du cycle menstruel + FSH
50-150 UI die du jour 7
jusqu’à l’injection hCG 10 000 UI 2) n = 18 CC 100 mg die jour 5 à 9 du cycle
menstruel
+ FSH
50-150 UI die du jour 5
jusqu’à l’injection hCG 10000 UI 3) n = 56 FSH 50-225 UI die du jour 3
jusqu’à l’injection hCG 10000 UI |
||
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Population et objectifs |
n = 22 patientes Groupe 1 : 12 patientes infertiles sans ovulation
souffrant du SOP. Groupe 2 : 10 patientes avec ovulation et infertilité
inexpliquée (7), facteur d’infertilité masculine (2) et endométriose (1) Objectif : Présenter une expérience préliminaire sur
l’utilisation du létrozole chez un groupe de femmes
n’ayant pas eu d’ovulation ou ayant subi des effets négatifs sur l’endomètre
suite à un traitement au CC. |
n = 110 patientes avec ovulation présentant soit
une infertilité inexpliquée ou un faible facteur d’infertilité masculine et
utilisant la SOC avec injection de gonadotrophine et insémination intrautérine Objectifs : Vérifier l’hypothèse que l’utilisation du létrozole en combinaison avec la FSH pourrait diminuer la
dose de gonadotrophine nécessaire pour la SOC comme le fait la combinaison
CC-FSH lorsqu’il est comparé à la FSH seule. |
||
|
Études |
Mitwally MF et coll. (19) “Use
of an aromatase inhibitor for induction of ovulation in patients with an
inadequate response to clomiphene citrate” Étude prospective (2001) |
Mitwally MF et coll. (20 “Aromatase inhibition reduces gonadotrophin dose required
for controlled ovarian stimulation in women with unexplained infertility”(20) Étude prospective non randomisée (2003) |
|
Tableau I: Études disponibles sur le létrozole
(FemaraMD) comme traitement de
l’infertilité chez la femme (suite) |
Conclusion des auteurs |
La superovulation
combinée à l’insémination intrautérine avec le létrozole et le CC sont associés
à des taux de grossesse comparables, mais le taux d’avortement spontané est
plus élevé avec le CC. La dose idéale
de létrozole reste indéterminée, donc d’autres
études seront nécessaires. |
L’inhibition de la synthèse de l’œstrogène par le létrozole produit une rétroaction négative qui résulte en
une sécrétion endogène augmentée de FSH.
L’accumulation d’androgènes pourrait augmenter la sensibilité
folliculaire à la FSH. |
Le létrozole induit une hyperstimulation
ovarienne modérée chez les patientes infertiles avec ovulation avec des
niveaux similaires d’œstrogènes et des niveaux plus élevés de progestérone 7
jours post-ovulation comparé à un cycle spontané. Ceci produit un endomètre d’histologie normale
avec développement de pinopodes, considéré comme un
marqueur positif de la réceptivité de l’endomètre. |
Notes * :p
< 0,05; NS : non
statistiquement significatif; CC : clomiphène;
[ ] : concentration; E2 : œstrogène, FSH : hormone folliculostimulante, SOP : syndrome des ovaires polykystiques, LH : hormone lutéinisante,
SOC : stimulation ovarienne contrôlée,
hCG : hormone chorionique gonadotrophique. |
|
Résultats |
Nombre total de follicules
NS Épaisseur de l’endomètre
NS Taux de grossesse par cycle
Létrozole 11,5% CC 8,9% Taux d’avortement spontané Létrozole 0/11 (2 grossesses ectopiques) CC 4/11 (36,7%) |
Insémination intrautérine
annulée (follicule >6 ou <1 ou autres raisons) létrozole + FSH < FSH seul* Dose FSH nécessaire
Létrozole + FSH < FSH seul* [E2]jour hCG / [E2] par follicule létrozole +FSH < FSH seul* Épaisseur de l’endomètre
NS |
Résultats comparés aux valeurs du cycle
spontané : Nombre de follicules ovulatoires
Doublé durant le cycle avec létrozole Diamètre folliculaire maximal
Létrozole > cycle spontané* Épaisseur endomètre
NS Profil endocrinien au jour 7
↑ LH, androgène et
testostérone avec létrozole* |
||
|
Traitement |
Groupes : 1) n = 74 (115 cycles) Létrozole 7,5 mg die jour 3 à 7 du cycle
menstruel 2) n = 80 (123 cycles) CC 100
mg die jour 3 à 7 du cycle
menstruel Aux 2 groupes : hCG 10 000UI IM si follicule
≥ 1,8 cm et insémination intrautérine 24 à
48h plus tard |
Groupes à l’étude: Létrozole 2,5 mg die du jour 3 à 7
du cycle menstruel + FSH 50-150 UI die du jour 7 jusqu’à injection hCG 10000 UI Groupes contrôle : FSH 50-150 UI die du jour 3 du cycle menstruel
jusqu’à l’injection hCG 10000 UI |
Toutes les patientes ont eu : -
un cycle contrôle -
létrozole 5 mg die jour 3 à 7 du
cycle menstruel suivant |
||
|
Population et objectifs |
n = 154 patientes (238 cycles) avec infertilité
≥ 1 an Objectif : Comparer les effets du létrozole 7,5 mg et du CC 100 mg chez les femmes ayant
une superovulation et une insémination intrautérine |
n = 443 patientes Groupes à l’étude : n = 26 syndrome ovaires polykystiques n = 63 infertilité avec ovulation Groupes contrôle : n = 46 syndrome ovaires polykystiques n = 308 infertilité avec ovulation Objectifs : Comparer l’utilisation du létrozole + FSH à la FSH seule pour l’hyperstimulation ovarienne contrôlée chez
les patientes avec syndrome ovaires polykystiques
ou infertilité avec ovulation. |
n = 8 patientes avec ovulation et infertilité
inexpliquée Objectifs : Évaluer la réponse clinique et la
morphologie de l’endomètre durant l’implantation lors d’une hyperstimulation
ovarienne induite par le letrozole chez les femmes
infertiles, mais qui ovulent. |
||
|
Études |
Al-Fozan H et coll. (21) “A randomized trial of letrozole versus clomiphene citrate in women undergoing |