Le traitement de la maladie de
Paget
Introduction :
La maladie de Paget
est une maladie progressive qui affecte les os.
La prévalence varie selon les pays, mais on considère que 3% des gens de
plus de 55 ans sont affectés par cette maladie (1). La maladie de Paget seconde l’ostéoporose au
niveau de la prévalence des maladies osseuses (2). Elle demeure un sujet d’intérêt pour la
clientèle gériatrique puisque l’incidence de la maladie augmente avec l’âge (3). Les patients qui sont atteints de cette maladie
sont à risque de développer des complications sévères. La douleur, la déformation des os, les
fractures, l’arthrose secondaire, les complications neurologiques, la surdité
et plus rarement l’ostéosarcome font partie des complications possibles associées
à la maladie de Paget (1, 4, 5).
Étiologie/Pathophysiologie/Diagnostic :
La première
description de la maladie de Paget a été faite par Sir James Paget en 1877 dans
un document nommé osteitis deformans
qui traitait des manifestations cliniques de la maladie (6). La maladie de Paget est caractérisée par
trois phases. D’abord, l’activité
ostéoclastique et la résorption osseuse sont augmentées. Ensuite, les ostéoblastes produisent une
quantité importante d’os, mais la minéralisation de l’os est parfois inefficace. Dans la phase finale, la phase
ostéosclérotique inactive, il y a une déposition dense d’os cortical et trabéculaire. Ces phénomènes entraînent un os avec une
structure grossière, épaisse et moins résistante (5).
L’étiologie précise
de la maladie de Paget est inconnue.
Selon les études rétrospectives, une histoire familiale positive est
présente dans 15 à 40 % des cas de la maladie de Paget (4, 7). Une prédisposition familiale semble aussi
associée à une apparition plus précoce de la maladie et une incidence de
déformation osseuse significativement plus élevée (8). Bien que plusieurs hypothèses ont été
formulées en ce qui a trait aux infections virales, ce principe demeure encore
mal compris (1, 4). Enfin,
des données épidémiologiques ont démontré un lien entre la situation
géographique des patients et l’incidence de la maladie de Paget (1, 9).
La maladie de Paget
est asymptomatique chez 70% des patients (2, 5). Le diagnostic est donc souvent fait
accidentellement, soit par l’augmentation de la phosphatase alcaline à l’examen
de laboratoire ou une simple radiographie (5, 7). Les signes et symptômes varient d’un patient
à l’autre selon l’étendue, le site de l’os touché et en fonction des structures
adjacentes de l’os qui sont atteintes.
La maladie de Paget peut atteindre un ou plusieurs os, mais jamais
l’ensemble du squelette. Les os du
squelette axial, les os longs et le crâne sont les plus communément touchés,
mais tous les os peuvent être affectés par la maladie de Paget (1).
La douleur est présente chez une minorité de patients, mais elle demeure le symptôme le plus commun (1). Elle peut être caractérisée par sa présence au repos et sa constance (jour et nuit) quoiqu’elle peut être plus importante la nuit (5). Cette douleur peut être difficile à différencier de la douleur ostéo-arthritique, mais un soulagement suite à l’administration de biphosphonates suggère une douleur secondaire à une maladie de Paget. La douleur peut être générée par la lésion pagetique seule, mais plus souvent elle est secondaire aux complications indirectement causées par la formation anormale de l’os, incluant l’arthrite dégénérative ou l’ostéosarcome (7). La maladie de Paget est effectivement un facteur de risque de développer une tumeur des os, mais cette complication est rare, soit environ 1 % des cas (10). Les fractures sont les complications les plus fréquentes associées à la maladie de Paget.
Les déformations squelettiques sont possibles
et elles sont plus fréquentes au niveau des os longs, du crâne et des
clavicules. Les complications
neurologiques sont causées par la compression des nerfs secondaire à
l’élargissement des os ou à l’interférence avec l’approvisionnement
sanguin. Elles peuvent entre autres
entraîner une perte d’audition irréversible.
Certaines complications cardiaques comme l’insuffisance cardiaque, la
sténose aortique ou les troubles de conduction peuvent aussi survenir, mais
seulement dans les cas sévères de maladie de Paget (1, 5, 11). Le tableau I présente les manifestations
cliniques de la maladie de Paget ainsi que les tests diagnostiques.
La concentration de
phosphatase alcaline, qui reflète le taux de formation de l’os, demeure le
marqueur clinique le plus utile au diagnostic de la maladie de Paget. Une variation de plus de 25% du taux de
phosphatase alcaline peut être considérée significative (12). Par contre, une concentration de phosphatase
alcaline dans la limite supérieure de la normale n’exclut pas la maladie de
Paget. L’excrétion urinaire
d’hydroxyproline, qui reflète le taux de
résorption de l’os, est moins utile au diagnostic et au suivi, car elle est
moins sensible et spécifique que la phosphatase alcaline. Le dosage des enzymes hépatiques doit être
effectué pour le diagnostic différentiel, car une atteinte hépatobiliaire peut
affecter la concentration de phosphatase alcaline (1). L’ostéomalacie peut elle aussi être
accompagnée de douleurs osseuses et d’une augmentation de la concentration de
phosphatase alcaline. Un dosage de la
25-hydroxyvitamine D est donc suggéré pour effectuer le diagnostic différentiel
(4). La radiographie peut
monter l’élargissement d’un os, mais elle est peu sensible. Le scan osseux est un test plus sensible pour
identifier les lésions osseuses secondaires à la maladie de Paget, mais il est
peu spécifique et il doit être interprété avec précautions. Une biopsie de l’os peut toujours être faite
en alternative (5, 7).
Tableau I : Les manifestations
cliniques et les tests d’investigation de la maladie de Paget
|
Manifestations cliniques et para-cliniques |
Investigation |
|
Augmentation
phosphatase alcaline Douleur
osseuse Déformations
squelettiques Fracture Complications
neurologiques Surdité Ostéosarcomes |
Phosphatase
alcaline Fonction
hépatique Scan
osseux Radiographie
des os affectés 25-hydroxyvitamine
D (± selon la clinique) |
Traitements/Pharmacologie :
Les indications du traitement de la maladie de paget sont présentées au tableau II. Les patients qui présentent de la douleur osseuse ou articulaire peuvent bénéficier d’un traitement à base d’acétaminophène ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
Toutefois, si la
douleur est accompagnée d’autres signes ou symptômes actifs de la maladie de
Paget, il est indiqué de les traiter avec des médicaments qui supprimeront la résorption
osseuse. Il sera aussi indiqué de
traiter les patients asymptomatiques qui sont à risque de complications (1). Le déterminant majeur du risque de
complications est la localisation de l’os affecté. Par exemple, les os crâniens (perte d’audition
et autres complications neurologiques), la colonne vertébrale (complications
neurologiques), les os longs des membres inférieurs (fractures et ostéoarthrite)
ainsi que la hanche et le genou sont des régions à risque (1). Pour réduire au maximum le risque
d’hypocalcémie chez les patients atteints de maladie osseuse de Paget et
susceptibles de présenter une carence en vitamine D ou en calcium, il faudra
leur administrer de la vitamine D (400 à 800 UI per os par jour) et des
suppléments de calcium (1 000 à 1 500 mg per os par jour) (1, 5, 13).
Les médicaments recommandés dans le
traitement de la maladie de Paget sont présentés au tableau III.
Tableau II : Les
indication de traiter médicalement les patients atteints de la maladie de Paget
|
-
Douleur osseuse ou articulaire -
Déformation osseuse -
Complication osseuse,
articulaire ou neurologique -
Maladie asymptomatique, mais à
risque de complications -
Préparation à une chirurgie
orthopédique |
La nouvelle génération de biphosphonates a révolutionné le traitement de la maladie de Paget. Le pamidronate (ArediaMD) est un agent qui a été largement étudié dans la maladie de Paget. Son utilisation est maintenant limitée à la voie intraveineuse, car l’administration orale était associée à un taux élevé d’effets indésirables gastro-intestinaux. Plusieurs protocoles d’administration ont été évalués, mais la compagnie Novartis qui produit le pamidronate, suggère d’administrer une perfusion de 30 mg IV par jour en quatre heures pour trois jours consécutifs (dose totale de 90 mg) pour les patients atteints d’une maladie modérée à sévère (9, 14, 15, 16). La posologie peut être ajustée selon la sévérité de la maladie (30 à 90 mg en une ou plusieurs administrations deux à six fois par an) (2). La vitesse de perfusion recommandée est de 15 mg/h (13). Chaque dose de 30 ou 60 mg doit être diluée respectivement dans au moins 250 ou 500 mL de solution saline ou de dextrose à 5% dans de l’eau (13).
Durant la première
infusion, il est possible que le patient présente des symptômes pseudo-grippaux
et de la fièvre et ce, peu importe la dose (13). De plus, les patients n’ayant pas répondu aux
autres traitements approuvés dans la maladie de Paget, peuvent répondent
positivement au pamidronate (13, 17). Le coût d’acquisition du
pamidronate est élevé (93$ par format de 30mg), mais le coût global par
traitement est inférieur aux autres traitements (18). Toutefois, ce calcul n’inclus pas les coûts
hospitaliers et/ou ceux rattachés aux soins ambulatoires nécessaire à
l’administration intraveineuse du médicament.
L’acide zolédronique
(AclastaMD et ZométaMD ) et un second biphosphonate
peuvent être utilisé dans le traitement de la maladie de Paget. Pour l’instant,
les données sur l’utilisation de l’acide zolédronique dans le traitement de la
maladie de Paget sont moins nombreuses que celles sur l’utilisation du
pamidronate. Deux études de
non-infériorité ont démontré que l’acide zolédronique entraînait une réponse
clinique ainsi qu’une diminution du taux de phosphatase alcaline équivalente au
risédronate (19). D’autres
études randomisées sont attendues pour déterminer la place de l’acide
zolédronique dans le traitement de la maladie de Paget. La posologie officiellement approuvée par
Santé Canada consiste à administrer Aclasta 5 mg IV en dose unique (19).
L’alendronate
(FosamaxMD) peut être administré quotidiennement à la dose de 40 mg
pour une période de six mois, ce qui est plus élevée que la dose utilisée dans
le traitement de l’ostéoporose. Notons
que les effets indésirables gastro-intestinaux ne sont pas plus fréquents à la
dose de 40 mg par jour qu’à la dose utilisée dans l’ostéoporose et que la
minéralisation de l’os n’est pas inhibée à cette dose (1, 20). Des données récentes suggèrent que le
traitement d’une durée de trois mois plutôt que six mois serait adéquat (4,
21). Comme tous les biphosphonates
administrés par voie orale, l’alendronate a une absorption gastro-intestinale
très faible. Il est donc impératif
d’administrer ce médicament à jeûn et d’espacer la prise de nourriture ou de
boisson contenant du calcium d’au moins 30 minutes (9, 20).
Le risédronate
(ActonelMD) est un autre biphosphonate oral efficace dans le
traitement de la maladie de Paget. La
dose recommandée est de 30 mg par jour pour une durée de deux à trois mois (1,
2, 4, 22). Tout comme
l’alendronate, le risédronate nécessite d’être pris à jeûn et il doit être espacé
d’au moins 30 minutes d’aliments ou de boissons autres que de l’eau (22).
L’étidronate
(DidronelMD) a été le premier biphosphonate utilisé dans le
traitement de la maladie de Paget. Il
est administré par voie orale à des doses de 5 mg/kg ou 400 mg par jour pour trois
à six mois (2, 7). L’étidronate
produit une diminution de la phosphatase alcaline plus importante à des doses
de 20 mg/kg par jour, toutefois son utilisation à haute dose est associée à une
incidence plus élevé de troubles gastro-intestinaux, de douleur osseuse et une
augmentation des fractures (2, 9).
L’étidronate ne fait maintenant plus partie de l’algorithme de
traitement de la maladie de Paget, car cette molécule est associée à un taux
élevé de résistance au traitement à long terme et les nouveaux biphosphonates
ont été démontrés plus efficaces (1, 9, 23).
La calcitonine
inhibe la résorption osseuse tout comme les biphosphonates. Elle est disponible sous forme injectable
(Calcimar MD) et intra-nasale (Miacalcin MD), mais seule
la voie injectable est approuvée par la Food and Drug Administration
(FDA) dans le traitement de la maladie de Paget. La calcitonine est moins puissante que les
biphosphonates et elle ne supprime pas la maladie à long terme une fois le
traitement cessé (5). De plus, la calcitonine est associée à un
taux élevé de résistance au traitement dû à la régulation négative des
récepteurs ostéoclastiques (2). Malgré tout, cette molécule est utilisée en
clinique lorsque l’on désire un début d’action rapide et que la maladie de
Paget est associée à de la douleur.
Anciennement, une
variété d’autres agents ont été utilisés pour le traitement de la maladie de Paget. Par exemple, le nitrate de gallium, le
glucagon, les corticostéroïdes et des agents cytotoxiques. Aucun de ces traitements n’est recommandé actuellement
dans le traitement de la maladie de Paget (9). D’autres patients peuvent bénéficier de
traitement non médicamenteux pour le contrôle de la douleur tels que la
physiothérapie, l’acupuncture ou l’hydrothérapie, toutefois leur efficacité n’a
pas été observée objectivement avec le taux de phosphatase alcaline (2, 7).
Tableau III : Les
médicaments recommandés dans le traitement de la maladie de Paget
|
Médicaments |
Doses
et Posologies |
|
Pamidronate |
30 mg IV par jour
en quatre heures x 3 doses – 3 jours consécutifs (dose totale de 90 mg) *
Varie selon les cliniciens |
|
Acide
zolédronique |
5
mg IV en dose unique |
|
Alendronate
|
40 mg po DIE x 3-6 mois |
|
Risédronate
|
30 mg po DIE x 2-3 mois |
La phosphatase
alcaline est le principal indicateur de la rémission et elle est facile à
mesurer. L’amélioration de ce marqueur
biochimique est un indice fiable de la réponse au traitement. Un traitement optimal devrait permettre la
normalisation ou la quasi-normalisation de la phosphatase alcaline (2, 9). La diminution de la phosphatase alcaline a
lieu sept à dix jours suite à
l’initiation du traitement et le nadir survient après trois à six mois de
traitement (7, 9, 24). Il est
recommandé de mesurer la phosphatase alcaline aux trois mois pour les six
premiers mois, puis aux six mois par la suite (9). Le suivi de la douleur osseuse, de la
fonction articulaire et du statut neurologique est habituellement fait à tous
les six mois chez les patients symptomatiques (1). Des radiographies répétées des sites atteints
ne sont pas nécessaires, des rayons-X de la base du crâne et la mise en charge
des os longs devraient être faits à tous les six à douze mois chez les patients
qui avaient des lésions ostéolytiques au diagnostic (1).
La maladie de Paget est une pathologie commune, mais
traitable. L’arrivée des nouveaux
biphosphonates au cours des dernières années a transformé le traitement de
cette maladie. La recherche se poursuit
sur le plan génétique pour permettre une meilleure compréhension de la
pathogenèse et potentiellement, découvrir de nouveaux traitements.
Préparé par :
Geneviève
Arsenault-Desaulniers, résidente en pharmacie, CHUQ l’Hôtel-Dieu de Québec
Révisé par :
Claude Marcoux,
médecin, rhumatologue, CHUQ l’Hôtel-Dieu de Québec
Sylvain Côté,
pharmacien, CHUQ l’Hôtel-Dieu de Québec
Références :
1) Delmas P, Meunier P. The
management of Paget's disease of bone. N Engl J Med 1997;336(8):558-66.
2) Roux C, Dougados M.
Treatment of patients with Paget's disease of bone. Drugs 1999;58(5):823-30.
3) Polednak A. Rates of Paget's disease of bone among hospital discharges, by age and
sex. J Am Geriatr Soc 1987;35(6):550-3.
4) Walsh J. Paget’s disease of bone. MJA 2004; 181(5): 262-5.
5) Schneider D, Hofmann MT, Peterson JA. Diagnosis
and treatment of Paget's disease of bone. Am Fam Physician 2002; 65(10):2069-72.
6) Paget J. On a form of chronic inflammation of
bones. Medico-chirurgical transactions 1877;65:37-63.
7) Langston A,Ralston S. Management of Paget's disease of bone. Rheumatology 2004; 43: 955-9.
8) Seton M, Choi HK, Hansen MF et coll. Analysis of
environmental factors in familial versus sporadic Paget's disease of bone-the
New England Registry for Paget's Disease of Bone. J Bone Miner Res 2003; 18(8):1519-24.
9) Selby P, Davie M, Ralston S, et coll. Guidelines on the management of Paget's disease of bone.
Bone 2002; 31(3):366-73.
10) Hadjipavlou A, Lander P, Srolovitz H et coll. Malignant transformation in Paget disease of
bone. Cancer 1992; 70(12):2802-8.
11) Meunier PJ, Vignot E.
Therapeutic strategy in Paget's disease of bone. Bone 1995; 17(5):489-91.
12) Kanis J, Gray R. Long term follow-up observations on treatment in Paget’s
disease of bone. Clin
Orthop 1987; 217: 99-125.
13) Association des pharmaciens du Canada. Compendium des produits et
spécialités pharmaceutiques. Ottawa : Association des pharmaciens du
Canada. 2006 : 199-202.
14) Pepersack
T, Karmali R, Gillet C, et coll. Paget's disease of bone: five regimens of pamidronate
treatment. Clin Rheumatol 1994 ;13(1):39-44.
15) Watts R, Skingle S, Bhambhani M, et coll. Treatment of Paget’s
disease of bone with single dose intravenous pamidronate. Ann Rheum Dis 1993; 52:616-8.
16) Novartis Pharma
17)
Rendina D, Mossetti G, Viceconti R, et coll. Risedronate and
pamidronate treatment in the clinical management of patients with severe
Paget's disease of bone and acquired resistance to bisphosphonates.Calcif
Tissue Int 2004 ;75(3):189-96.
18)
Régie de l’assurance maladie du
Québec. Liste
de médicaments. Février 2006.
19) Reid I, Miller P, Lyles K et coll. Comparaison of a single infusion
of zoledronic acid with risedronate for paget’s disease. N Engl J Med 2005; 353(9): 898-908.
20)
Association des pharmaciens du
Canada. Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques. Ottawa :
Association des pharmaciens du Canada. 2005 : 953-7.
21)
Walsh J, Ward L, Stewart G, et coll. A randomized clinical trial comparing oral alendronate and
intravenous pamidronate for the treatment of Paget's disease of bone. Bone 2004; 34(4):747-54.
22)
Association des pharmaciens du
Canada. Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques. Ottawa :
Association des pharmaciens du Canada. 2005 : 30-3.
23)
Rosen C, Kessenich C. Comparative
clinical pharmacology and therapeutic use of bisphosphonates in metabolic bone
diseases. Drugs 1996;
51(4):537-51.
24)
Alvarez L, Peris P, Guanabens et coll. Long-term biochemical response
after bisphosphonate therapy in Paget’s disease of bone. Proposed intervals for
monitoring treatment. Rheumatology 2004; 43(7):869-74.
