LE BÉVACIZUMAB (AVASTINMD)
Le
bévacizumab (AvastinMD) est un anticorps monoclonal humanisé
recombinant faisant partie de la classe des agents antinéoplasiques. Il est
fabriqué par la compagnie Hoffman-La Roche Limitée, a été approuvé par Santé
Canada en septembre 2005 et est disponible sur le marché canadien depuis
novembre 2005.
Indications :
Le
bévacizumab est indiqué en première ligne de traitement du carcinome colorectal
métastatique en association avec une chimiothérapie de première intention à
base de fluoropyrimidine(1). Il est habituellement combiné à une
chimiothérapie composée de 5-fluorouracile (5-fu), d’irinotécan (CamptosarMD)
et d’acide folinique (LeucovorinMD). Il est présentement à l’étude
en 2e ligne de traitement du carcinome colorectal (CCR) métastatique
en combinaison avec un protocole composé de 5-fluorouracile, d’oxaliplatine (EloxatinMD)
et d’acide folinique(2). Son utilisation est aussi en développement
dans les cancers suivants : rein, sein,
poumon et pancréas, ainsi que dans d’autres pathologies telle la rétinopathie diabétique
(3-6).
Pharmacologie / Pharmacocinétique :
Lorsqu’une
tumeur solide se développe, elle a besoin de vaisseaux sanguins pour apporter
l’oxygène et les nutriments à ses cellules. Le phénomène par lequel de nouveaux
vaisseaux sanguins se développent dans une tumeur se nomme angiogénèse
tumorale. Cette dernière contribue à la croissance tumorale et à la
dissémination de métastases. Par conséquent, l’angiogénèse est une cible intéressante
pour le contrôle du cancer. L’angiogénèse tumorale est régulée par le facteur
de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF) et le récepteur du VEGF est
exprimé par plusieurs tumeurs solides, dont le CCR(1,7). Il serait
même exprimé de façon plus importante lors d’hypoxie par exemple, lorsque
qu’une tumeur est en croissance. Le bévacizumab, quant à lui, se lie
spécifiquement au VEGF humain. Il empêche sa liaison à ses récepteurs
endothéliaux et interfère avec l’angiogénèse tumorale. Il inhibe la croissance
tumorale et pourrait contribuer à accroître l’efficacité des autres agents antinéoplasiques
en augmentant la perméabilité des vaisseaux sanguins de la tumeur par une
diminution de la pression interstitielle (1).
Le
bévacizumab s’administre par la voie intraveineuse (IV). Au niveau de sa distribution,
chez la femme le volume du compartiment central moyen est de 2,66L et chez
l’homme il est de 3,25L. La clairance de ce médicament est de 0,207L/jour chez
la femme et de 0,262L/jour chez l’homme. Quelques facteurs peuvent faire augmenter
cette clairance, soit un faible taux d’albumine et un taux élevé de phosphatase
alcaline. Son métabolisme est semblable à celui d’une molécule d’IgG, dont
la demi-vie est d’environ trois semaines. Sa demi-vie initiale est de 1,4 jour
et sa demi-vie terminale est de 20 jours(1).
Essais cliniques :
Dans
les études cliniques portant sur le bévacizumab, il a été démontré que son
ajout aux différents protocoles de chimiothérapie utilisés dans le CCR
métastatique améliorait la survie médiane des patients, la survie sans progression
et les taux de réponse (2, 8-12). Le tableau I présente les
principaux résultats des études cliniques actuellement disponibles concernant
le bévacizumab.
Réactions indésirables / Interactions :
Le
bévacizumab est généralement bien toléré et ne semble pas exacerber les effets
indésirables de la chimiothérapie avec laquelle il est combiné.
Les
effets secondaires les plus fréquemment rapportés avec le bévacizumab sont les
suivants : hypertension, épistaxis, diarrhée, constipation, nausées,
vomissements, douleurs abdominales et protéinurie. D’autres effets indésirables
sont moins fréquents, mais peuvent être sévères telle une perforation gastro-intestinale,
une thromboembolie artérielle et veineuse, et une diminution de la rapidité de
cicatrisation des plaies. La protéinurie et l’hypertension sont dose-dépendantes
(1, 4, 13). La fréquence des différents effets indésirables n’est pas
mentionnée dans la littérature.
Aucune
étude formelle n’a été menée par rapport aux interactions avec le
bévacizumab. Par contre, le bévacizumab ne semble pas affecter la
pharmacocinétique des antinéoplasiques avec lesquels il a été étudié. La seule
interaction démontrée est avec l’irinotécan. Les concentrations du métabolite
toxique de l’irinotécan (SN38) seraient augmentées lorsque les deux médicaments
sont donnés en concomitance. Il est recommandé de modifier la dose d’irinotécan
à la baisse si une diarrhée grave, une leucopénie ou une neutropénie se présentent
(1, 4).
Précautions / Contre-indications :
Le
bévacizumab est contre-indiqué chez les patients présentant une
hypersensibilité connue au produit ou à ses composantes, ou à tout autre
anticorps recombinant humain ou humanisé. Il est aussi contre-indiqué chez les
patients présentant des métastases non traitées au niveau du système nerveux central
(1).
Le
bévacizumab peut entraîner une perforation gastro-intestinale ou une déhiscence
de plaie, qui peut s’avérer fatale. Lorsqu’un patient recevant le bévacizumab
se plaint de douleurs abdominales, une investigation devrait être effectuée
afin d’éliminer un diagnostic de perforation gastro-intestinale. Le bévacizumab
devrait être arrêté de façon permanente chez les patients présentant une
perforation gastro-intestinale, une déhiscence de plaie nécessitant une
intervention médicale, un saignement important, un syndrome néphrotique, une
crise hypertensive ou un accident thromboembolique artériel sévère (accidents
vasculaires cérébraux, accidents ischémiques transitoires ou infarctus du
myocarde). Il devrait être cessé de façon temporaire si le patient présente une
protéinurie modérée à sévère ou une hypertension sévère non contrôlée. Enfin,
lors d’une chirurgie majeure, il est important d’attendre un minimum de 28
jours ou la guérison complète de la plaie avant d’instaurer un traitement au bévacizumab
(1, 4).
Tableau
II présente les précautions associés au bévacizumab(1).
|
Conditions |
Commentaires |
|
Perforation
gastro-intestinale ou déhiscence de plaie |
Cesser
de façon permanente |
|
Chirurgie
majeure |
Attendre
un minimum de 28 jours ou la guérison complète de la plaie avant d’instaurer
le traitement |
|
Hypertension |
Surveiller
la tension artérielle, traiter selon les symptômes |
|
Thromboembolie |
Cesser
si accident thromboembolique artériel Antécédents
d’accidents thromboemboliques artériels et > 65 ans à associés à risque accru Thromboembolie
veineuse à Traiter |
|
Insuffisance
cardiaque congestive (ICC) |
Exposition
antérieure aux anthracyclines et/ou radiothérapie antérieure de la paroi
thoracique à facteurs de risque potentiels d’ICC |
|
Protéinurie |
Cesser
si grade 4 – syndrome néphrotique (>3g/24h) |
|
Hémorragie |
Cesser
si grades 3-4 (saignements nécessitant des transfusions ou saignements
importants nécessitant des mesures non-électives majeures) |
|
Diathèse
hémorragique congénitale, coagulopathie acquise ou si dose complète
d’anticoagulants donnée pour le traitement d’une thromboembolie avant le
bévacizumab |
Prudence |
|
Insuffisance
hépatique |
Non
étudié |
|
Insuffisance
rénale |
Non
étudié |
|
Grossesse |
Utiliser
une méthode de contraception efficace pendant le traitement et la conserver
pendant au moins 6 mois après la dernière dose |
|
Allaitement |
Cesser
l’allaitement maternel pendant le traitement et jusqu’à 6 mois après la
dernière dose |
|
Enfants |
Innocuité
et efficacité non étudiées |
Posologie :
La
dose de bévacizumab généralement utilisée en première ligne de traitement est
de 5mg/kg. La dose est habituellement de 10mg/kg en deuxième ligne de
traitement. Aussi, une dose de 7.5mg/kg est présentement à l’étude en première
ligne de traitement (14). Il doit être administré aux 14 jours en
perfusion IV et peut être donné jusqu’à ce qu’une progression de la maladie
soit notée. La première fois qu’il est administré, la perfusion IV devrait être
d’une durée de 90 minutes. Si cette dernière est bien tolérée, la deuxième pourra
être de 60 minutes. Ensuite, si celle de 60 minutes est bien tolérée, toutes
les autres perfusions pourront être administrées en 30 minutes.
La
dose initiale devrait être administrée après la chimiothérapie, tandis que les
doses suivantes pourront être données avant ou après la chimiothérapie. Si un
effet indésirable se présente, il n’est pas recommandé de diminuer les doses.
Il est préférable d’arrêter le bévacizumab temporairement ou définitivement.
Il
n’existe pas de dose maximale comme tel, mais l’administration de doses
intraveineuses multiples de 20mg/kg a été associée à des migraines graves chez
plusieurs patients (1).
Présentation :
Le
bévacizumab est offert en fioles à usage unique et sans agent de conservation.
Elles contiennent soit 100 mg à une concentration de 25mg/mL qui doit être
diluées dans 4 mL de NaCl 0,9%, soit 400 mg à une concentration de 25mg/mL qui
doit être diluées dans 16 mL de NaCl 0,9%. La quantité désirée doit ensuite être
diluée dans un total de 100mL de NaCl 0,9%. Il est important de ne pas
administrer ou mélanger le bévacizumab avec des solutions de dextrose, car le
médicament est alors inactivé. Compte tenu qu’il n’y a pas d’agent de
conservation, il est nécessaire de jeter toute quantité non utilisée restant
dans la fiole.
Conservation :
Ne pas congeler et ne pas agiter. Conserver les fioles au réfrigérateur entre 2
et
Coûts :
Tableau
II présente les coûts du bévacizumab
|
|
Coût par
mg |
Fiole de
100mg |
Fiole de
400mg |
Coût pour
1 cycle de traitement (patient =
70kg, 1.84m et 1.92m²) |
|
Bévacizumab |
5$ |
500,00$ |
2 000,00$ |
2 000,00$ |
|
FOLFIRI |
- |
- |
- |
~ 2 230,00$ |
|
FOLFOX |
- |
- |
- |
~ 2 220,00$ |
Note : Folfiri = 5-FU, irinotecan, leucovorin, Folfox = 5-FU, oxaliplatine, leucovorin
Place dans la thérapie :
Pendant
plusieurs années, le standard pour le traitement du CCR métastatique était une
combinaison de 5-fluorouracile et d’acide folinique (5FU-LV). L’ajout récent de
molécules comme l’irinotécan et l’oxaliplatine à cette combinaison a permis
d’augmenter la survie médiane de ces patients. Cet ajout a aussi amené un
maintien de la qualité de vie pour une plus longue période de temps.
Les
standards de traitement du CCR métastatique sont donc devenus les protocoles
FOLFIRI (5-fu, irinotécan, leucovorin ) et FOLFOX (5-fu, oxaliplatine,
leucovorin ) (15-18). Depuis 2003, des chercheurs étudient la
possibilité d’ajouter le bévacizumab à ces protocoles. Ces études ont démontré
que la survie médiane était prolongée d’environ 5 mois (8-12). Un
avantage important du bévacizumab est qu’il ne semble pas augmenter les
toxicités de la chimiothérapie. Il est bien toléré par les patients et peut
être utilisé tant que la maladie ne progresse pas. En 2005, le bévacizumab a
été approuvé au Canada en première ligne de traitement du cancer colorectal
métastatique en combinaison avec un protocole contenant du 5-fu. Sa place reste
encore à être démontrée en deuxième ligne de traitement, mais les résultats des
études cliniques sont prometteurs.
Conclusion :
Le
bévacizumab est une molécule faisant partie d’une nouvelle avenue dans le
traitement du cancer, c’est-à-dire la thérapie ciblée. C’est un anticorps
monoclonal humanisé recombinant qui inhibe spécifiquement l’angiogénèse
tumorale, permettant ainsi de diminuer la croissance tumorale et d’empêcher la
dissémination de métastases. Au Canada, il est indiqué en première ligne de
traitement du CCR métastatique en association avec une chimiothérapie contenant
du 5-fu. Les études cliniques justifient bien sa place dans l’arsenal
thérapeutique pour ce type de cancer. En effet, elles ont démontré que la
survie médiane, de même que la survie sans progression de la maladie, étaient
prolongées. Le bévacizumab est d’autant plus intéressant qu’il n’augmente pas
les toxicités de la chimiothérapie. Certaines précautions sont par contre à
prendre, car il peut causer de l’hypertension, des thromboembolies veineuses et
artérielles, ainsi que des perforations gastro-intestinales. Finalement, le
bévacizumab est présentement à l’étude en deuxième ligne de traitement du
cancer colorectal métastatique, mais aussi dans d’autres types de cancer. Les
résultats de ces études sont prometteurs et vont certainement influencer les futures
approches thérapeutiques.
Rédigé par : Anne-Catherine Martineau-Beaulieu, résidente en pharmacie à
l’Hôtel-Dieu de Québec du CHUQ
Révisé par : Mélanie Simard, pharmacienne à L’Hôtel-Dieu de Québec du CHUQ et Dr Félix
Couture, hémato-oncologue au CHUQ
Références :
1)
Hoffman-LaRoche Limitée. Monographie du bévacizumab (AvastinMD).
Mississauga, Ontario; 2005.
2)
Giantonio BJ, Catalano PJ, Meropol NJ et coll. High-dose bevacizumab improves
survival when combined with FOLFOX4 in previously treated advanced colorectal
cancer : Results from the Eastern Cooperative Oncology Group (ECOG) study
E3200. J Clin Oncol 2005; 23(16S).
3) De Gramont A, Van Cutsem E.
Investigating the Potential of Bevacizumab in Other Indications: Metastatic
Renal Cell, Non-Small Cell Lung, Pancreatic and Breast Cancer. Oncology 2005; 69(3S): 46-56.
4) Motl S. Bevacizumab in
combination chemotherapy for colorectal and other cancers. Am J Health-Syst Pharm 2005; 62: 1021-32.
5)
Miller KD, Chap LI, Holmes FA et coll. Randomized Phase III Trial of
Capecitabine Compared with Bevacizumab Plus Capecitabine in Patients With
Previously Treated Metastatic Breast Cancer. J Clin Oncol 2005; 23(4): 792-9.
6) Spaide RF,
Fisher YL. Intravitreal bevacizumab (Avastin) treatment of proliferative
diabetic retinopathy complicated by vitreous hemorrhage. Retina 2006; 26(3):
275-8.
7)
8) Kabbinavar FF, Hurwitz HI, Fehrenbacher L et
coll. Phase
II, Randomized Trial Comparing Bevacizumab Plus Fluorouracil (FU)/Leucovorin (
9) Hurwitz HI, Fehrenbacher L, Novotny W et coll. Bevacizumab plus
Irinotecan, Fluorouracil, and Leucovorin for Metastatic Colorectal Cancer. N Engl J Med 2004; 350(23): 2335-42.
10) Hurwitz HI, Fehrenbacher L, Hainsworth JD et
coll. Bevacizumab
in Combination With Fluorouracil and Leucovorin : An Active Regimen for
First-Line Metastatic Colorectal Cancer. J
Clin Oncol 2005; 23(15): 3502-8.
11)
Kabbinavar FF, Schulz J, McCleod M et coll. Addition of Bevacizumab to
Bolus Fluorouracil and Leucovorin in First-Line Metastatic Colorectal
Cancer : Results of a Randomized Phase II Trial. J Clin Oncol 2005; 23(16): 3697-705.
12)
Kabbinavar FF, Hambleton J, Mass RD et coll. Combined Analysis of
Efficacy : The Addition of Bevacizumab to Fluorouracil/Leucovorin Improves
Survival for Patients With Metastatic Colorectal Cancer. J Clin Oncol 2005; 23(16):
3706-12.
13) Gordon MS, Cunningham D.
Managing Patients Treated with Bevacizumab Combination Therapy. Oncology 2005;
69(3S): 25-33.
14) Hochster H, Welles L, Hart L, et coll. Safety and efficacy
of bevacizumab (Bev) when added to oxaliplatin/fluoropyrimidine (O/F) regimens
as first-line treatment of metastatic colorectal cancer (mCRC): TREE 1 & 2
Studies ASCO 2005 Annual Meeting: abstract 3515. www.asco.org consulté en ligne le 2 mars 2006.
15)
16) Venook A. Critical
Evaluation of Current Treatments in Metastatic Colorectal Cancer. Oncologist
2005; 10: 250-61.
17)
Kelly H, Goldberg RM. Systemic Therapy for Metastatic Colorectal Cancer:
Current Options, Current Evidence. J Clin Oncol 2005; 23(20): 4553-60.
18) Hurwitz HI, Kabbinavar
FF. Bevacizumab
Combined with Standard Fluoroupyrimidine-Based Chemotherapy Regimens to Treat
Colorectal Cancer. Oncology 2005; 69(3S):
17-
Tableau I – Principaux résultats
d’études cliniques sur le bévacizumab (AvastinMD)
|
Études |
Population
|
Objectif |
Traitement |
Résultats |
|
Kabbinavar et coll. 2003(8) (Phase II) |
N = 104 CCR métastatique non traité
(1ère ligne de traitement) ECOG 0 – 1 Si traitement adjuvant >
12 mois avant la randomisation à inclus |
Objectifs
primaires : -
Temps avant
progression -
Taux de réponse Objectifs
secondaires : -
Survie globale -
Durée de la
réponse |
Traitements administrés pour
48 semaines ou jusqu’à la progression de la maladie Protocole de Roswell Park 1) 5-FU (500mg/m²) + LV (500mg/m²) (n = 36) 2) 5-FU/LV + bévacizumab (5mg/kg) (n = 35) 3) 5-FU/LV + bévacizumab (10mg/kg) (n = 33) 5-FU/LV : donné une
fois par semaine pendant 6 semaines de chaque cycle de 8 semaines Bévacizumab donné aux 2 semaines. |
Survie médiane : 1) 13,8 mois (9,1 – 23,0 mois) 2) 21,5 mois (17,3 -indéterminé) 3) 16,1 mois (11,0 – 20,7 mois) Taux de réponse : 1) 17% (IC 95% : 7 – 34%) 2) 40% (IC 95% : 24 – 58%) (p = 0,029) 3) 24% (IC 95% : 12 – 43%) (p = 0, 434) Temps médian avant
progression : 1) 5,2 mois (3,5 – 5,6 mois) 2) 9,0 mois (5,8 – 10,9 mois) (p = 0,005) 3) 7,2 mois (3,8 – 9,2 mois) (p = 0,217) |
|
Hurwitz et coll. 2004(9) (Phase III) |
N
= 923 CCR métastatique non traité
(1ère ligne de traitement) > 18 ans ECOG 0 – 1 Espérance de vie > 3 mois Inclus si chimiothérapie à
base de 5-FU reçue > 12 mois avant
la randomisation |
Objectif
primaire : -
Survie globale Objectifs
secondaires : -
Survie sans
progression -
Taux de réponse -
Durée de la
réponse -
Innocuité -
Qualité de vie |
Traitements administrés pour
un maximum de 96 semaines 1) Irinotécan (125mg/m²) + 5-FU (500mg/m²) + (n = 411) 2) Irinotécan (125mg/m²) + 5-FU (500mg/m²) + (n = 402) 3) 5-FU (500mg/m²) + *1 et 2 : administrés
une fois par semaine x 4 semaines (cycle de 6 semaines) *Placebo et bévacizumab :
donnés aux 2 semaines. *3 : cessé lorsque
l’innocuité de |
Survie médiane : 1) 15,6 mois 2) 20,3 mois (HR 0,66, p < 0,001) Survie sans
progression : 1) 6,2 mois 2) 10,6 mois (HR
0,54, p < 0,001) Taux de réponse : 1) 34,8% 2) 44,8% (p
= 0,004) Durée de la réponse : 1) 7,1 mois 2) 10,4 mois (HR
0,62, p = 0,001) |
Notes : 5-fluorouracile (5-FU), acide folinique (LV).
Études |
Population
|
Objectif |
Traitement |
Résultats |
|
Hurwitz et coll. 2005(10) |
N
= 313 CCR métastatique non traité
(1ère ligne de traitement) Analyse intérimaire de
l’étude 9 |
Objectif
primaire : -
Survie globale Objectifs
secondaires : -
Survie sans
progression -
Taux de réponse -
Durée de la
réponse -
Innocuité -
Qualité de vie |
1) Irinotécan (125mg/m²) +
5-FU (500mg/m²) + (n = 100) 2) Irinotécan (125mg/m²) +
5-FU (500mg/m²) + (n = 103) 3) 5-FU (500mg/m²) + (n
= 110) *1-2 :
administrés une fois par semaine pour 4 semaines (cycle de 6 semaines) *Placebo
et bévacizumab : donnés aux 2 semaines |
Les
résultats sont ceux qui ont été évalués avant que l’innocuité du deuxième
schéma n’ait été démontrée. Survie
médiane : 1) 15,1 mois 3) 18,3 mois Survie
sans progression : 1) 6,8 mois 3) 8,8 mois Taux
de réponse : 1) 37,0% 3) 40,0% Durée
de la réponse : 1)
8,5 mois 3)
10,5 mois |
|
Kabbinavar et coll. 2005(11) (Phase II) |
N
= 209 CCR
métastatique non traité (1ère ligne de traitement) Patients non candidats à
l’irinotécan : > 65 ans Statut de performance ECOG 1
ou 2 Albumine sérique <
3.5g/dL Radiothérapie abdominale ou
pelvienne antérieure. |
Objectif
primaire : -
Durée de la
survie globale Objectifs
secondaires : -
Survie sans
progression de la maladie -
Taux de réponse -
Durée de la
réponse -
Qualité de vie -
Innocuité |
Traitements administrés pour
un maximum de 96 semaines Protocole
de Roswell Park 1) 5-FU (500mg/m²) + (n = 105) 2) 5-FU (500mg/m²) + (n
= 104) Administrés
une fois par semaine pour 6 semaines (cycle de 8 semaines) Placebo
et bévacizumab : donnés aux 2 semaines. |
Survie
médiane : 1) 12,9 mois 2) 16,6 mois (HR 0,79, p = 0,16) Survie
sans progression : 1) 5,5 mois 2) 9,2 mois (HR 0,5, p = 0,002) Taux
de réponse : 1) 15,2% 2) 26,0% (p = 0,055) Durée
de la réponse : 1)
6,8 mois 2)
9,2 mois (HR 0,42, p = 0,088) |
|
Kabbinavar et coll. 2005(12) |
N
= 490 CCR métastatique non traité
(1ère ligne de traitement) Analyse combinant les études
8, 9 et 11 |
Objectifs : -
Taux de réponse -
Temps avant
progression de la maladie -
Survie globale |
1) Irinotécan (125mg/m²) +
5-FU (500mg/m²) + ou
5-FU (500mg/m²) + LV (500mg/m²) + placebo (n
= 241) 2)
5-FU (500mg/m²) + LV (20mg/m²) + bévacizumab (5mg/kg) (n = 249) |
Survie
médiane : 1) 14,6 mois 2) 17,9 mois (HR 0,74, p = 0,008) Survie
sans progression : 1) 5,6 mois 2) 8,8 mois (HR 0,63, p < 0,001) Taux
de réponse : 1) 24,5% 2) 34,1% (p = 0,019) |
|
Giantonio et coll. 2005(2) (Phase III) |
N
= 822 CCR métastatique réfractaire
ou récidivant (2e ligne de traitement) Traitement antérieur à
base de fluoropyrimidine et/ou irinotécan ECOG < ou = 2 Pas de traitement antérieur
au bévacizumab |
Objectif
primaire : -
Survie globale Objectifs
secondaires : -
Taux de réponse -
Survie sans
progression de la maladie -
Innocuité |
1)
Bévacizumab 10mg/kg (n
= 243) 2)
FOLFOX 4 (oxaliplatine 85mg/m² + LV 200mg/m² + 5-FU 400mg/m² bolus puis
600mg/m² perfusion) + bévacizumab 10mg/kg (n
= 290) 3)
FOLFOX 4 seul (n
= 289) |
Survie
médiane : 1) 10,2 mois 2) 12,5 mois 3) 10,7 mois (2
vs 3 : p = 0,0024) Survie
sans progression : 1) 3,5 mois 2) 7,4 mois 3) 5,5 mois (2
vs 3 : p = 0,0003) |