Mise à jour des Lignes directrices canadiennes sur les

infections transmissibles sexuellement (ITS)

 

Sous la coordination de l’Agence de santé publique du Canada, l’ancienne édition des lignes directrices canadiennes sur les ITS datant de 1998 a été révisée et est maintenant disponible depuis l’hiver 2006.  Le présent document se veut un résumé de cette nouvelle édition sur trois des principales infections rencontrées dans la pratique pharmaceutique. 

 

Infection Gonococcique (maladie à déclaration obligatoire)

 

Au Québec, compte tenu de la résistance croissante des souches de N. gonorrhœae qui dépasse maintenant 5%, les fluoroquinolones ne sont plus recommandées pour le traitement de ce type d’infection.  Leur usage est réservé en cas d’intolérance ou de non disponibilité des traitements de 1ère ligne et uniquement si le patient peut revenir pour un test de contrôle une semaine après le début du traitement afin de confirmer l’efficacité de la thérapie.  Un traitement empirique concomitant pour la chlamydia est également recommandé (voir les doses ci-dessous). 

·         Si allergie aux céphalosporines : azithromycine  2 g po x 1 dose

 

Infection à Chamydia trachomatis (maladie à déclaration obligatoire)

 

La doxycycline, anciennement considérée comme une solution de rechange compte tenu du manque d’étude supportant son efficacité, peut maintenant être utilisée en traitement de 1er recours.  Pour la femme enceinte, utiliser l’azithromycine ou encore l’érythromycine, sauf l’estolate qui est contre-indiqué durant la grossesse.  Si l’érythromycine est choisie, un test de contrôle doit être effectué 3 à 4 semaines après la fin du traitement.  Il est à noter que l’azithromycine est surtout utilisée lorsque la fidélité au traitement du patient est douteuse. 

ou 1 g x 14 jours en doses divisées

 

Herpès simplex génital

 

Bien que non curatifs, les antiviraux permettent d’accélérer la cicatrisation des lésions.  Le traitement des récurrences doit être entrepris le plus tôt possible après l’apparition des symptômes, idéalement en 6 heures pour le famcyclovir et 12 heures pour le valacyclovir.  Le traitement suppressif est recommandé lorsque l’intervalle entre les épisodes est de moins de 2 mois ou encore s’ils atteignent la fréquence de 6 par années.  Autrement, un traitement épisodique est recommandé.   Chez la femme enceinte, l’acyclovir s'est montré efficace pour diminuer les récidives, l’excrétion asymptomatique et la nécessité de recourir à une césarienne sans toutefois éliminer la possibilité d'une transmission mère-enfant du virus. 

 

 

 

 

Pour de plus amples informations, consultez les plus récentes Lignes directrices canadiennes sur les ITS en cliquant sur le lien suivant http://www.phac-aspc.gc.ca/std-mts/sti_2006/sti_intro2006_f.html

 

Nous vous invitons aussi à consulter les 2 sites Internet suivants :

 

Ø       Agence de santé publique du Canada

o        http://www.phac-aspc.gc.ca/centres_f.html

o        Contient des informations sur les maladies infectieuses ainsi que sur d’autres sujets d’actualité au pays.

 

Ø       Center for Disease Control and Prevention : 

o        http://www.cdc.gov

o        Organisme associé au Department of Health and Human Services du gouvernement des États-unis oeuvrant entre autres dans le traitement et la prévention des maladies infectieuses.

 

L’équipe du CIM